RENDEZ-VOUS EN FRANCE – Tanto Cover

france

A mi colega Antonio J. Calvillo, a mis alumnas M ª Carmen Martín Y Noelia Rodríguez:


“   Como un  testimonio de profundo y afectuoso reconocimiento.
Por su tiempo, por su generosidad.”


CARMEN


                            “Un jour d`hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère , voyant que j`avais froid me proposa de me faire prendre un peu de thé.

Elle envoya chercher un de ces gâteax courts et dodus appelé Petites Madelaines. Et bientòt, je portais à mes lèvres une cuillèrée du thé où j `avais laissé s`amollir un morceau de madelaine”….


Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse: ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi.

À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU.

Marcel  Proust.

“….. cuando un día de invierno , al volver a casa mi madre, viendo que tenía frío , me propuso  tomar, contra mi costumbre, un poco de té. Me negué primero, y no sé porqué, me desdije. Ella mandó buscar una de esos  pastelitos pequeños y regordetes  llamadas madalena cuyos moldes parecen haber sido valvas ranuradas de vieiras.

Y , enseguida, mecánicamente, agobiado por la insulsa jornada y ante la perspectiva de un  triste dia por venir, llevé hasta mis labios una cucharada de té en la que  había dejado ablandar un pedacito de magdalena . Pero en el instante mismo en que el sorbo mezclado con las migas de la torta tocó mi paladar, me estremecí, atento a lo que pasaba de extraordinario en mi.

Un placer delicioso, me había invadido, aislado , sin la noción de su causa. Había ,vuelto en un instante, las vicisitudes de la vida indiferentes, sus desastres inofensivos, su brevedad ilusoria, de la misma manera  en que opera el amor, llenándome de una esencia preciosa. “

Une  madeleine magique,  imbibée de thé et de souvenirs , entraîne Marcel jusqu’ à un certain dimanche de printemps, dans le village de son enfance…. Le gâteau  “court et dodu” était donc un passage secret vers le passé!

Une métamorphose s`opère: chaque courbe de la tasse, chaque élément petit en détails d’ un paysage.
Aimer un pays c `est d`avoir dans la mémoire les évocations de ses lettres, ses paysages… de ses gens , tout comme Proust.

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